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samedi, avril 21, 2018

Ah! Les vaches!

peintre pré impressionniste
est célèbre pour ces ciels et ses scènes de plages avec  élégantes en crinolines.




Il est moins connu -sauf au Havre-pour ses tableaux de ruminants broutant dans les vertes prairies normandes, paysages découverts tardivement, en 1881,  lors d'un séjour dans la vallée de la Touques.  
Ce petit cours d'eau se jette dans la mer entre Deauville et Trouville.





    Le musée André Malraux du Havre expose un mur entier de ses vaches , simples taches colorées sous le ciel où se disputent les nuages et la lumière.
   On reconnaît là le style de ce peintre.

dimanche, avril 15, 2018

dimanche, avril 08, 2018

La tour prends garde

A Camaret/Mer
 la  tour Vauban 
en cours de restauration 
faisait jadis partie d'un ensemble stratégique visant à défendre la rade de Brest.













Aujourd'hui, touristes, photographes, artistes, attirés par son histoire et ses couleurs, se plaisent à en faire le tour.


Lien ici  (Croquis aquarellé de Claude Quintric)
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mercredi, avril 04, 2018

Vieilles carcasses et croquis vifs

Sous le ciel bleu décoré de quelques plumetis, la rouille, les vieux bateaux décolorés, et à l'arrière -plan, le port de Camaret/mer.


Cimetière de bateaux à Camaret.

C'est près sur le Sillon, près de la tour Vauban, que j'ai fait une rencontre sympathique et découvert
la communauté "Urban Sketchers"

Lien ici 






Quel regret de ne pas avoir eu le temps de croquer ce site pittoresque !


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dimanche, avril 01, 2018

Pierre et mer

Presqu'île de Crozon-

 Camaret/mer 


Les " sculptures" de galets, ont été installées le long du Sillon, par des promeneurs s'improvisant artistes.





En revanche, c'est un artiste breton reconnu, Patrig ar Goarnig qui a réalisé, à la demande de la ville, ce monument en hommage aux marins péris en mer.

L'Arche, tel est son nom, se dresse près de la chapelle Notre-Dame de Rocamadour , construite en pierre jaune de Logonna (1610-1683)
Ses belles volutes celtiques évoquent le roulis et les légendes maritimes.


 

Est-ce le mélange de paganisme et de christianisme , la blancheur ou la forme vaguement  ovoïde des galets qui m'a fait me ressouvenir de ces photos de vacances?






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A suivre
Camaret/mer 

mardi, mars 20, 2018

Une envie de jaune

Une envie de jaune me saisit, à la vue des couleurs printanières sur des blogs amis (ici ou là)

Jaune vif, jaune citron, jaune d'or...qu'importe ? Pourvu qu'il resplendisse !



(Photos prises il y a quelques années : était-ce en 2008?)

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Les adjectifs qualificatifs de couleur s’accordent quand il n’y a qu’un seul adjectif pour une couleur. Ainsi, on parlera  « d’yeux bruns et de cheveux châtains ».

Les noms exprimant par image la couleur restent invariables, mais écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre, rose, vermeil,  qui sont assimilés à de véritables adjectifs, s’accordent. « Ses joues étaient roses » (chapitre 14). 
Ainsi marron, orange, carotte, crème, indigo, noisette, ocre, pastel, vermillon, etc.  sont invariables. On écrit : « Ces perdrix sont marron, la gorge noire, avec des pattes rouges » (chapitre 21), « Des nuages violets passaient sur nos têtes, et la lumière bleuâtre baissait de minute en minute » (14, chapitre 7), « Il avait une petite moustache noire, et de gros yeux marron qui brillaient de plaisir » (14, chapitre 22), « Dans son poil ras d’un jaune sale, la pelade avait mis de grandes taches roses » (14, chapitre 30), « Frangés de longs cils carotte, ses yeux bleus avaient un regard remarquable » (15, chapitre 7), « Les plumes étaient étalées en cercles, bleues, jaunes, beiges, noires, autour d’un bec sanglant » (15, chapitre 16), « Il avait de très beaux souliers fauves, et un nœud de cravate en soie bleue » (16, chapitre 7), « Pendant ce temps, le long des rues abruptes, entre les murs bleus, ocre et violets des maisons mauresques, Rambert parlait, très agité » (A. Camus, La Peste, partie 2, chapitre 2).

Les adjectifs composés ou juxtaposés sont invariables. 
Exemples : « Du haut de leur perchoir, les gros paons vert et or ont reconnu les arrivants » (A. Daudet, Installation), « Les bananiers eux-mêmes, ces grands roseaux vert tendre, se dressaient silencieux et droits » (A. Daudet, Les Sauterelles), « Il avait des yeux bleu de mer » (chapitre 4), « Mon père portait un veston à martingale et une casquette bleu marine, tandis que ma mère était jeune et belle dans une robe blanche à petites fleurs rouges, qu’elle avait merveilleusement réussie » (chapitre 13), « Elle parlait avec une sérénité glaciale, tout en remettant de longs gants café au lait » (15, chapitre 3),  « Ses cheveux sont châtain clair », « Ses boucles sont noir de jais » (rappelons que le jais est un charbon d’un noir brillant).

Si l’on veut exprimer le mélange des couleurs dans un même objet, on mettra les couleurs au singulier, comme dans « des vaches noir et blanc », « le maillot rouge et blanc de l’équipe monégasque ».

Certains adjectifs de couleur peuvent être substantivés, et sont alors du genre masculin. On écrira « L’orange éclatant de ce tableau me choque » ou « Les bleus indigo de ce peintre ont assuré sa notoriété ».

Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/grammaire/adjectif.php#ixzz2OOTzWycg

jeudi, mars 08, 2018

A visiter

Un exercice oulipien consiste à traiter le thème "J'ai oublié"-l'inverse du célèbre "Je me souviens"-



Aujourd'hui, je pourrais écrire sur ce sujet:"je n'ai pas visité" (toujours pas !)

A Rennes 
Le Parlement de Bretagne
Lien ici 





Les bains-douches, de style art déco, (mosaïques Odorico) lien ici 





dimanche, mars 04, 2018

Juste un saupoudrage

dans le parc du Thabor, le 1er mars 2018.





Mais ce  n'est pas un chien de traîneau !

Eros au musée (3)

  La Saint-Valentin au MBA 


dans la Rotonde où les tapisseries des Amours de Gombault et Macée  (XVI ème siècle) multiplient les détails grivois, de la naissance à la mort du berger et de la bergère.








Lectures  de
deux blasons du corps féminin:

Le ... (Anonyme)
et 
Le beau tétin, de Clément Marot 











Tetin refaict, plus blanc qu'un oeuf,
Tetin de satin blanc tout neuf,
Tetin qui fait honte à la rose,
Tetin plus beau que nulle chose ;
Tetin dur, non pas Tetin, voyre,
Mais petite boule d'Ivoire,
Au milieu duquel est assise
Une fraize ou une cerise,
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gaige qu'il est ainsi.
Tetin donc au petit bout rouge
Tetin qui jamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller.
Tetin gauche, tetin mignon,
Tousjours loing de son compaignon,
Tetin qui porte temoignaige
Du demourant du personnage.
Quand on te voit il vient à mainctz
Une envie dedans les mains
De te taster, de te tenir ;
Mais il se faut bien contenir
D'en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendroit une aultre envie.
O tetin ni grand ni petit,
Tetin meur, tetin d'appetit,
Tetin qui nuict et jour criez
Mariez moy tost, mariez !
Tetin qui t'enfles, et repoulses
Ton gorgerin de deux bons poulses,
A bon droict heureux on dira
Celluy qui de laict t'emplira,
Faisant d'un tetin de pucelle
Tetin de femme entiere et belle.
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samedi, février 24, 2018

Eros au musée (2)

                                      Le 14 février 2018: la Saint-Valentin au MBA

       Devant une tapisserie champêtre, lecture d'une scène de séduction tirée de Madame Bovary.



"Et il allongeait son bras et lui en entourait la taille. Elle tâchait de se dégager mollement. Il la soutenait ainsi, en marchant.
Mais ils entendirent les deux chevaux qui broutaient le feuillage.
Oh ! encore, dit Rodolphe. Ne partons pas ! Restez !
Il l’entraîna plus loin, autour d’un petit étang, où des lentilles d’eau faisaient une verdure sur les ondes. Des nénuphars flétris se tenaient immobiles entre les joncs. Au bruit de leurs pas dans l’herbe, des grenouilles sautaient pour se cacher.
J’ai tort, j’ai tort, disait-elle. Je suis folle de vous entendre.
Pourquoi ?… Emma ! Emma !
Oh ! Rodolphe !… fit lentement la jeune femme en se penchant sur son épaule.




Le drap de sa robe s’accrochait au velours de l’habit. Elle renversa son cou blanc, qui se gonflait d’un soupir ; et, défaillante, tout en pleurs, avec un long frémissement et se cachant la figure, elle s’abandonna.


Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal, passant entre les branches, lui éblouissait les yeux. Çà et là, tout autour d’elle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris, en volant, eussent éparpillé leurs plumes. Le silence était partout ; quelque chose de doux semblait sortir des arbres ; elle sentait son cœur, dont les battements recommençaient, et le sang circuler dans sa chair comme un fleuve de lait. Alors, elle entendit tout au loin, au delà du bois, sur les autres collines, un cri vague et prolongé, une voix qui se traînait, et elle l’écoutait silencieusement, se mêlant comme une musique aux dernières vibrations de ses nerfs émus. Rodolphe, le cigare aux dents, raccommodait avec son canif une des deux brides cassée."




Pour clore la soirée et ajouter aux plaisirs de l'ouïe, de la vue, et de l'esprit,
un  délicieux buffet avait été mijoté par le chef Mickaël Marion, récemment étoilé.



vidéo ici sur le chef Marion
Brève note  du guide  Michelin

mercredi, février 21, 2018

Eros au musée (1)

Deuxième édition de la Saint-Valentin au M.B.A



Soirée"coquine", organisée par Robert Blaizeau, directeur des musées saint-lois avec la complicité des Amis des musées qui ont lu des textes célébrant l'amour.



Pour compléter les oeuvres  des collections permanentes sur ce thème, des tableaux et des objets avaient été sortis des réserves, comme ce "Rêve d'Eros" de Jules Machard, dédié à Valérie Feuillet.



      Des lettres autographes adressées à Octave et à Valérie Feuillet,  issues du fonds ancien de la médiathèque étaient exposées sous vitrine et ont été lues.
    La première, écrite de Milan par une admiratrice de l'écrivain, Maria Dandolo . (Lien ici)



La seconde, écrite par Anatole de la Farge à Valérie Feuillet, consiste en un badinage dans l'esprit galant du XVIII ème siècle.



    Il y est question de  la clef d'or que détient l'académicien, Octave Feuillet,  époux de Valérie, allusion à une pièce de l'écrivain ainsi intitulée.




Le bracelet exposé dans la vitrine était un cadeau d'Octave à Valérie,  suite au succès de cette pièce.


                                                    Anonyme, Amours et colombes





      Dans le hall, le Cupidon de Jules Félix Coutan (devenu  sous les bombardements l'amour blessé),  accueille  toujours les visiteurs, mais ce soir-là, un petit décor de coeurs les guidait.