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samedi, février 18, 2017

Un mas, un atelier, un antre (1)

     Le Mas Notre Dame de Vie, ancienne maison de Picasso a été aujourd’hui rebaptisée " L’Antre du Minotaure".
Le célèbre peintre l'acquit en 1961,  vécut 12 ans avec son épouse Jacqueline, et y  termina sa vie en 1973.

Liens ici  et


 La Villa a appartenu à un  entrepreneur néerlandais, amateur d’art et 
 amoureux de l'oeuvre de l'artiste, de 2007 jusqu'à ce mois de janvier 2017.


De beaux tirages en noir et blanc du photographe Lucien Clergue, ami de Picasso nous font pénétrer dans l'intimité du peintre, dans l'antre de ses créations.




Lien ici  : Picasso mon ami, Lucien Clergue



Dernières nouvelles, jeudi 26 janvier 2017:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/alpes-maritimes/derniere-demeure-picasso-mougins-vendue-financier-sri-lankais-1184027.html

mardi, février 14, 2017

L'image du bonheur


Du Suquet, je les avais vus de loin, bras dessus bras dessous, se diriger d'un pas ultra rapide vers le palais des Festivals, elle en robe de tulle blanche, lui en costume sombre que ses chaussures en toile blanche rendaient quelque peu incongru.

De futurs mariés courant au rendez-vous avec le photographe, 
les vedettes d'un film 
ou
 de simples figurants ?


      Un peu plus tard, les revoilà, sur le quai, prenant la pose sous l'objectif du photographe qui les attendait pour fixer cette image du bonheur.

                                             Des mannequins pour un salon du mariage?

Lien ici 
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Et bien loin des paillettes....



mercredi, février 08, 2017

Création

Retour sur un billet de 2012 :

la décoration de la chapelle Saint-Sauveur, au Cannet
par
 Théo Tobiasse (1927, Jaffa- 2012)

Au fronton de la chapelle, la mosaïque, faite de pierres naturelles, de marbres et d'émaux de Murano 
est structurée autour d'un soleil, source de chaleur, de lumière et de vie.

Des motifs foisonnants (roue, colombe, chaussure, végétaux, anges) recréent le thème du paradis terrestre, suggèrent l'élan vers le sublime.



A l'intérieur, une fresque se lit de droite ( la joie)  à gauche (la nostalgie).



Les sujets bibliques (Bethsabée, David, le Déluge, la colombe) se mêlent au parcours biographique de

 Tobiasse 
et 
de sa famille:


 (Départ de Lituanie en 1931; cache de 1942 à 1944; installation à Nice puis à Saint-Paul de Vence; voyages à Venise, New York, Paris, Jérusalem,  au Mexique)
 à ses aspirations  et  réalisations.


   Des mains monumentales suggèrent la spiritualité, des femmes aux formes généreuses rassurent, tout comme les membres d'une même famille groupés au pied d'un petit village, comme les couples qui dansent, parmi les fleurs, les coupes, les fruits, s'élevant de la terre vers le ciel.


     Les vitraux représentent des fleurs (archétypes de l'âme), et sur des coupes et des paniers,  des fruits (exprimant désirs sensuels, quête d'immortalité et de prospérité).






     Sur un bleu céleste, des verres aux tonalités chaudes  ressortent, cette  palette résume l'alliance du ciel et de la terre.

mercredi, février 01, 2017

Sur le bout des doigts


Si quelqu'un connaît sur le bout des doigts l'art du crochet, du tricot, de la couture,



et celui de cultiver l'amitié, c'est bien Claude,


avec ce merveilleux cadeau sur mesure : dix marionnettes à doigts!


Admirez chacun de ces petits sujets, animaux ou personnages.

                                                                            Merci, Claude !

samedi, janvier 28, 2017

"Un mousquetaire travesti en civil"

C'est ainsi que Lucien Descaves, de l'Académie Goncourt surnommait Zo d'Axa
alias Charles Léandre, (1862-1934) en raison de "sa barbe rousse taillée en pointe", et sans doute pour ses traits acérés de caricaturiste bataillant contre le conformisme et les injustices de son époque:

"il mène  campagne contre les bagnes d'enfants, la vénalité de la presse, la peine de mort et prône l'amour libre






     Invité par Arsène Alexandre, co-fondateur de la revue le Rire, à s'exprimer dans une série de doubles pages, il se fait remarquer par son sens du ridicule et son irrévérence: une caricature de  la reine Victoria à l'occasion de son jubilé fait scandale !


     Il a également réalisé des portraits-charges pour le Figaro, l'Assiette au beurre, la Baïonnette, avec pour confrères Forain, Steinlen, Willette,.
Il a aussi élaboré des caricatures en volumes-rappelant  le travail de Daumier- réalisées dans des matériaux fragiles comme le plâtre ou le papier mâché, n'étant pas faites pour être montrées.

     Le musée de Vire possède un fonds Léandre  très riche (225 oeuvres et objets ). 
En effet, Charles Léandre qui avait des liens avec la ville de Vire, par son beau-frère, avait, en 1908, offert au musée deux oeuvres, détruites, tout comme l'ensemble des collections  lors du débarquement.
Dès 1964, des contacts avaient été établis entre le conservateur du musée et la nièce de Charles Léandre, aboutissant en mai 1968 à l'acquisition du fonds d'atelier, un ensemble considérable augmenté au fil des ans.

Les carnets de croquis sous vitrines sont un vrai régal: on aimerait pouvoir les feuilleter!



Charles Léandre ne s'est pas limité au dessin caricatural, 

Sa formation artistique est solide: étudiant dans l'atelier du peintre Emile Blin en 1878, admis à l'école des Beaux-Arts en 1880,  participant au Salon dès 1881, élève d'Alexandre Cabanel en1883, reçu professeur de dessin de la ville de Paris, il obtient en 1888 une mention honorable au Salon des Artistes français (section peinture), mais échoue au Prix de Rome en 1885 et en 1890.
En 1921 il reçoit la médaille d'honneur au Salon des Artistes français (section gravure)

Il s'est également intéressé à la lithographie dès 1896, créant affiches, menus et programmes pour les cabarets montmartrois, dont le célèbre Chat Noir.

De nombreux romans de grands auteurs du XIXème siècle ont été illustrés par ses soins: Facino cane, d'Honoré de Balzac, Scènes de la vie de Bohème d'Henri Murger, Madame Bovary, de Gustave Flaubert.



     Lorsqu'il délaisse Paris pour retrouver la Normandie (né à Champsecret dans l'Orne, il séjournera dans la maison familiale de la Minerie), il portraiturera les membre de sa famille, les vieillards et les paysannes, utilisant les techniques du fusain, de la gouache et du pastel, sa maîtrise en ce domaine révèle l'influence de Cabanel.

   L'espace Charles Léandre, à Condé sur Noireau fait le tour du talent de cet artiste et permet de compléter la visite des salles du musée de Vire qui lui sont consacrées.





Source: brochure Charles Léandre, la collection viroise, musée de Vire 2009
Musée Charles Léandre  à Condé/Noireau

http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-leandre/

mardi, janvier 24, 2017

Métiers du passé

Au musée de Vire, au rez-de -chaussée, les métiers anciens sont  à l'honneur :





Sellerie, bourrellerie









Sabotier


mercier




jeudi, janvier 19, 2017

Normandie romantique

au musée de Vire,
vue par 


Acquisition de deux tableaux de Paul Huet (1803-1869), Lever de soleil par temps de givre et La vie de château, septième des huit panneaux qui ornaient la demeure d’un manufacturier virois.

"il mêle - écrivait Théophile Gautier - les tristesses de l'âme aux tristesses des choses, la nature semble souffrir et se plaindre de quelques plaintes secrètes"




"Légèreté, richesse et fraîcheur... composition amoureusement poétique", selon  Baudelaire, sont les qualités des tableaux de ce peintre.


"Huet est aussi le premier paysagiste dont le naturalisme total, utilisé comme une méthode d'introspection, s'unit à la ferveur romantique." cf lien sur Paul Huet,   ..........................................................................................................

                                      Romantique? Naturaliste?

     Une salle du musée de Vire présente une exposition de costumes normands consacrée au tablier, qui n'est pas simplement une pièce utilitaire, mais aussi un enjeu de coquetterie porté par les dames élégantes, du XVIII ème à la fin du XIXème siècle.





  
 
 Sur le panneau de gauche de l'ensemble peint par Paul Huet,  une riche fermière montée sur un âne, arbore une coiffe majestueuse, un corsage blanc, une jupe de soie, ou de taffetas  semblables aux pièces vestimentaires exposées dans la galerie.