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lundi, septembre 18, 2017

Les Picasso de Picasso

     Ce sont les oeuvres que le peintre avait gardées toute sa vie près de lui dans ses différents ateliers, et dont, à sa mort sa veuve Jacqueline hérita en partie.



     Cette rétrospective regroupe pratiquement toutes les périodes de production de l'artiste, depuis ses débuts,  de style académique, marqué par l'enseignement reçu et les oeuvres naturalistes de son père.




Puis l'invention du cubisme grâce aux découvertes de Van Gogh, Gauguin, Cézanne, des arts  ibérique et africain.



         De nombreuses toiles viennent de la collection de Catherine Hutin, fille de Jacqueline Picasso, rencontrée à Mougins chez Madoura, un des modèles favoris du peintre : en 1963, il fera d'elle plus de 160 portraits, 
le plus souvent assise, 


car cette pose lui offrait de grandes possibilités plastiques.



   Belle, comme une espagnole, comme une grande dame au port altier, 





Jacqueline est  parfois représentée avec un accessoire, un chapeau, un animal familier, chat ou chien.



     Les dernières années (années 70) manifestent la frénésie du peintre, qui, âgé de 90 ans  s'exprime librement en larges touches de couleurs vives sur de très grands formats, revisitant ses thèmes de prédilection: toreros, mousquetaires, peintres à la manière de Rembrandt .





Lien ici 



vendredi, septembre 15, 2017

Jour de pluie à Landerneau





Il pleut à seaux, expo propice à Picasso!


Jacqueline sous toutes ses facettes


Jacqueline en costume turc




Les "Picasso de Picasso", lien ici 

lundi, septembre 11, 2017

Port-musée

A Port-Rhu, à Douarnenez, 



un musée à ciel ouvert et en pleines eaux, le long des quais







nous fait découvrir 7 bateaux à flot dont 4 visitables du pont à la cale, de la salle des machines aux postes d'équipage.


Les noms des bateaux sont tout un poème:



Nizwa, 
Dieu protège (gabare sablière); Saint-Deny (remorqueur à vapeur);Roi Gradlon (baliseur);Anna-Rosa (galéasse)


Douarnenez a été un port de pêche sardinier florissant jusqu'à la fin des années 70 et début 80, il garde sa réputation, bien que la raréfaction de  la sardine ait entraîné une diversification des pêches saisonnières et des ressources économiques, par exemple, le secteur du cinéma. 


Penn Sardin,

 prononcé penn sardinn

 (« tête de sardine »), est le nom donné à la population de Douarnenez depuis le xviiie siècle au moins.

 Par extension il deviendra également celui de la coiffe des femmes de ce port de pêche dont l'importance au xixe et au début du xxe siècle se fera grâce au petit poisson bleu.



A quai, le musée présente une exposition permanente sur 1500 mètres carrés: une vingtaine de navires, des objets maritimes, l'espace dédié aux conserveries de poisson, sans oublier celui consacré aux expositions temporaires (1300 mètres carrés)





La sardine est jolie en arrivant à l'air,
Comme un couteau d'argent où s'allume un éclair;
Et de cet argent-là, faisant des sous de cuivre,
Les pauvres gens auront quelque temps de quoi vivre.
Mais pour aller la prendre il faut avoir le nez
Bougrement plein de poils, et de poils goudronnés;
Car la gueldre¹ et la rogue avec quoi l'on arrose
Les filets qu'on lui tend, ne fleurent point la rose.
Gueldre, lisez mortier de crevettes, pas frais,

Mais confit dans son jus et pourri tout exprès.
Rogue, lisez boyaux de morue en compote,
Salés mais corrompus. Et l'on s'en salipote
Quand on veut  bien parer l'amorce de rigueur,
Les dix doigts jusqu'au coude et le nez jusqu'au coeur.
N'empêche que la pêche en juin ne soit plaisante !
Rien de plus fin que la sardine agonisante
Qui frétille et qui meurt avec de petits cris
Comme si le canot était plein de souris.
Et puis quoi ! Faut-il pas faire manger le monde ?
Et sans la gueldre infecte, et sans la rogue immonde,
Bonsoir à la sardine, et vous ne l'auriez pas,
Riches pour vos hors-d'œuvre, et gueux pour vos repas.



Jean Richepin, La Mer, Fasquelle, 1886, Gallimard, 1985

mercredi, septembre 06, 2017

Glazik

Après les tons gris du ciel néerlandais, le gris vert de l'Amstel, le rouge brique des constructions, voici le bleu du pays glazik



   "Le pays Glazik tire son nom de la couleur bleue du costume masculin local. Glazik associe le terme Glaz qui signifie bleu en breton au suffixe -ik voulant dire petit."
   La couleur bleue du costume masculin local provenait, selon Wikipédia, des stocks de l'armée napoléonienne à la fin des guerres de l'Empire:
   Autre explication, entendue au cours d'une démonstration de danses celtiques: le choix de la teinture bleue était meilleur marché que la teinture noire. 


Exposition de photos de Bernard Galéron
Quimper


Le bleu des agapanthes,





et les robes féeriques de Pascal Jaouen 




dimanche, septembre 03, 2017

Et pour quelques pétales de plus...

Pour faire le lien avec le billet précédent



Au  Rijksmuseum :



 pique-fleurs en porcelaine de Delft
 dans le restaurant du musée 


Peintures et photos sur le thème floral



Céramiques


jeudi, août 31, 2017

Marché aux fleurs

Bouquet final pour ce compte-rendu d'un voyage dans la "Venise du Nord"


Un enchantement !










Le fleuriste 1 a un jardin dans un faubourg, il y court au lever du soleil et il en revient à son coucher ; vous le voyez planté et qui a pris racine au milieu de ses tulipes et devant la Solitaire ; il ouvre de grands yeux, il frotte ses mains, il se baisse, il la voit de plus près, il ne l’a jamais vue aussi belle, il a le coeur épanoui de joie ; il la quitte pour l’Orientale, de là il va à la Veuve, il passe au Drap d’or, de celle-ci à l’Agathe, d’où il revient ensuite à la Solitaire, où il se fixe, où il se lasse, où il s’assit, où il oublie de dîner ; aussi est-elle nuancée, bordée, huilée, à pièces emportées2 ; elle a un beau vase ou un beau calice ; il la contemple, il l’admire ; Dieu et la nature sont en tout cela ce qu’il n’admire point, il ne va pas plus loin que l’oignon de sa tulipe, qu’il ne livrerait pas pour mille écus, et qu’il donnera pour rien quand les tulipes seront négligées et que les oeillets auront prévalu. Cet homme raisonnable, qui a une âme, qui a un culte et une religion, revient chez soi fatigué, affamé, mais fort content de sa journée : il a vu des tulipes. 
La Bruyère, Les Caractères, De la mode

1 = l’amateur de fleurs. 2 = à pétales découpés. 

dimanche, août 27, 2017

Pluie et pleurs






Pour clore la visite d'Amsterdam, voici trois endroits emblématiques, parcourus sous une petite 
pluie fine:



A la sortie du béguinage, la place du Spui, quartier littéraire où fleurissent les librairies, haut-lieu du mouvement contestataire Provo dans les années 60.



     Le Palais royal (Paleis Op de Dam), construit par Jacob van Campen dans un style classique et austère fit office d'Hôtel de ville au siècle d'or.


     Transformé en résidence royale par Louis Bonaparte, il appartient toujours à la couronne, mais la reine ne l'honore de sa présence que rarement,  pour des réceptions officielles.
    La place où il est édifié est de belles proportions.



     En la quittant, nous pouvons repérer le musée de Madame Tussauds (l'équivalent de notre musée Grévin) dont le guide du Routard ne recommande pas vraiment la visite:"Si la partie historique présente un intérêt limité, il n'en va pas de même pour les scènes de la vie quotidienne, souvent grotesques".
     (Notez sur le panonceau, la double croix dont il a été question dans un billet précédent.)



     D'autre part, le même guide souligne que les mannequins de cire des personnages célèbres, Rembrandt notamment, "évoluent dans des décors tapageurs".
Bref, dispensons-nous de cette visite d'autant plus que d'autres sites d'importance  restent à voir.

     Mais le lieu le plus chargé d'humanité, la maison d'Anne Frank (Anne Frank Huis) devenue musée-mémorial  impose un système de pré-réservation équivalant pratiquement à des visites sur rendez-vous.
 La file d'attente se déployant  sur trois rues et demie, est impressionnante.



     Nous ne pourrons donc pas nous recueillir dans la maison et dans l'annexe où la famille Frank vécut -de 1941 à 1944- dans la clandestinité, et où la jeune Anne Frank rédigea son journal.